Annuaire de la Blogosphère Socialiste

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02 juin 2006

Le Socialisme en Débats

Suite aux nombreux mails et commentaires que nous avons reçus, nous ouvrons une page  "Débats". Ce n'était pas l'objet de ce blog mais afin de répondre aux attentes de nos lecteurs, nous lancerons une idée chaque semaine afin que se crée le débat. Celui-ci n'empiétera pas sur l'annuaire de la blogosphère.

Débat numéro 1 : Permettre à chacun de trouver sa place dans le système éducatif.

edu0019 Témoignage d'un professeur : "Il ne m'est plus possible de faire cours dans des conditions correctes. Je passe mon temps à faire le travail des parents : rappeler à l'ordre certains élèves. Les conseils de discipline ne mènent nul part. Nous sanctionnons un élève pour sa mauvaise conduite en le renvoyant du lycée 3 jours ou une semaine. Mais ce n'est pas une solution durable."

Que faire ? Ségolène Royal a réouvert le débat en plaidant pour plus de fermeté face aux élèves qui posent des difficultés. Mise sous tutelle des allocations familiales, créer des «systèmes d'encadrement à dimension militaire», envoyer les adultes dans des "écoles de parents"...

Le premier débat est ouvert !

Pour plus de débats, rendez-vous sur http://www.forum-socialiste.net

Petite question pour la mise en bouche :

Posté par blogetsocialisme à 12:55 - - Le Socialisme en débats - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    Non à la mise sous tutelle des allocations familiales

    Non à la mise sous tutelle des allocations familiales !

    Jean-Luc Mélenchon a pris une position intéressante sur le sujet : Pourquoi toute une famille dervait payer pour les actes d'incivilité d'un seul enfant ?

    En mettant sous tutelle les allocations familiales, vous mettez sur le carreau les frères et soeurs !

    C'est totalement démago et irresponsable...

    Oui à une meilleur pédagogie, oui à un meilleur encadrement, non à des solutions irresponsables qui auront des conséquences sur toute la famille.

    Posté par Kinder, 02 juin 2006 à 13:32
  • les réactions des politiques

    Ségolène Royal affirme ne pas "se placer sur le terrain de Nicolas Sarkozy"

    20Minutes.fr

    Tous les commentaires, souvent hostiles ou ironiques, des leaders politiques et syndicats:

    Parti Socialiste

    Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, a affirmé vendredi qu'"aucune des mesures" proposées par Ségolène Royal ne figure dans le projet du PS pour 2007. "Le texte qui va être soumis aux militants ne comporte aucune des mesures dont j'ai entendu parler à Bondy. "Pour gagner, nous avons besoin d'une gauche qui agit, pas d'une gauche qui se renie", a-t-il ajouté.

    Christophe Girard a appelé vendredi à ne plus faire "de la politique hors sol". "Ségolène Royal aura plus fait en quelques mois pour nous désenclaver que la gauche en quatre ans. "Dans un monde socialement et économiquement de plus en plus violent, il faut être vraiment bouché, voire irresponsable pour ne pas rechercher des solutions nouvelles. La gauche n'est pas fatalement timorée. Des millions de Français ont fait leur service militaire et ainsi, ont appris un métier, à conduire, à côtoyer les autres, à vivre en communauté. La suppression du service national par Jacques Chirac partait sans doute d'une bonne intention, mais il y a pas eu de solution de rechange. Un service national peut être une chance pour des jeunes sans référence, sans repère et donc une chance pour le pays. J'ai l'impression que ceux qui refusent d'examiner des solutions nouvelles sont des conservateurs", a-t-il affirmé.

    Anne Hidalgo a critiqué le fond des propositions de Ségolène Royal en matière de sécurité en affirmant que "les valeurs" de la gauche n'y sont pas représentées. Elle s'est dite aussi "choquée par la méthode". "Aujourd'hui, nous sommes en train d'élaborer un projet au sein de la commission du projet. Il faut discuter entre nous, on est toujours plus intelligent à plusieurs que tout seul", a-t-elle dit. Elle a également souhaité que François Hollande fasse preuve d'un "peu de fermeté dans la façon dont fonctionne le parti". "Qu'on siffle un peu la fin de la récréation, que chacun se mette à travailler dans le jeu collectif", a-t-elle lancé tout en invitant le premier secrétaire du PS "à rappeler à l'ordre" l'ensemble des présidentiables, "dès lors qu'on n'a pas encore statué sur notre projet". La première adjointe de Bertrand Delanoë a déploré "la confusion" créée par les propositions de Ségolène Royal "dans le camp progressiste".

    Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a estimé que "Ségolène Royal nous a fait un petit dérapage". "La militarisation de la sécurité, ce n'est pas l'ordre juste mais juste l'ordre", a-t-il ajouté, faisant allusion à un des slogans, "l'ordre juste", de la candidate potentielle à l'investiture PS pour la présidentielle. "A courir après Nicolas Sarkozy on ne le combat pas, on le légitime", a souligné le député pour qui "il faut faire baisser la violence dans la société", mais "cela passe par des règles et de la justice sociale".

    Laurent Fabius a indiqué jeudi que "si on prend les mêmes recettes que Sarkozy, on ne va pas arriver à de meilleurs résultats". Pour lui, "qu'il y ait des centres fermés pour les délinquants mineurs, oui, mais est-ce que ce doit être sous le contrôle des militaires ?". "Ce n'est pas le métier des militaires", a-t-il dit. "Je suis contre le laxisme un peu naïf, je ne suis pas partisan de la surenchère", a ajouté M. Fabius.

    Arnaud Montebourg a affirmé qu’il avait "toujours appris que les militaires servent à faire la guerre. Je n'ai pas conçu que les militaires servaient à éduquer la jeunesse". "Est-ce que notre système éducatif est tellement en faillite qu'il faudrait confier un nouveau métier à ces militaires dont la place dans la Nation doit être redéfinie par rapport à ce que sont devenus les périls militaires, les périls terroristes sur la planète ?", s'est-il interrogé. "En dehors du fait que cette proposition n'est pas discutée, ne l'a jamais été dans le cadre du projet socialiste, nous aurions pu nous concerter avant pour savoir quelles valeurs et quelle force elle pourrait avoir", a-t-il conclu.

    Dominique Strauss-Kahn a affirmé jeudi que "la gauche a toujours eu des difficultés à traiter le problème de la sécurité. Elle a souvent été trop laxiste, mais de là à ce qu'on prenne des positions qui sont à la droite de la droite, il y a quand même un chemin à ne pas parcourir". Pour le député du Val-d'Oise, "on ne gagne rien à vouloir dépasser son adversaire sur son propre terrain : on a un Sarkozy dans le pays, ce n'est pas la peine d'en avoir deux. Je ne crois pas que le parti socialiste soit sur cette ligne-là", a-t-il ajouté.

    Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a critiqué jeudi les déclarations de Ségolène Royal, proposant pour sa part "la mise sous tutelle des mesures démagogiques". "En réponse à un drame social, la ghettoïsation de notre société, voilà que l'on nous propose un encadrement à dimension militaire et une mise sous tutelle des allocations familiales. L'ordre juste ne saurait se construire sur le retour du service militaire, la stigmatisation des familles ou le discours du tout répressif, qui, lorsqu'il participe d'une course à l'échalote avec la droite, ne fait qu'accélérer notre propre défaite. L'Etat pénal ne peut se substituer à l'Etat social", explique le MJS qui propose de "s'attaquer à la précarité, au chômage, au mal-logement et au décrochage éducatif dans les banlieues".

    Jean-Luc Mélenchon a estimé que "c'est tout à fait consternant" car "c'est une dérive droitière sans précédent dans le Parti socialiste" qui "fait peur". Selon lui, "il n'y a aucune chance que les socialistes se rassemblent sur une telle ligne réactionnaire. La suppression des allocations familiales revient à les supprimer à toute une fratrie. C'est donc une mesure inefficace, cruelle et qui est une machine à fabriquer de l'arbitraire", a-t-il affirmé. Quant à "l'idée d'accueillir des enfants dans des structures militarisées pour les remettre dans le droit chemin, elle est grossière et vulgaire. Pour ma part, j'assimile ça à un propos de fin de banquet", a ajouté le sénateur de l’Essonne. Selon lui, "ce sont les idées de la droite la plus traditionnelle que Ségolène Royal exprime là". "Avec Sarkozy, ce n'est plus de la concurrence, c'est la même chose. C'est très préoccupant. C'est du Tony Blair pur jus", a-t-il ajouté tout en affirmant que "l'ambiance (au PS) est, dans ces conditions, catastrophique". Les critiques adressées à Ségolène Royal sont "immédiatement détournées de leur sens, elle en fait une affaire personnelle. Tous ceux qui la critiquent sont traités de machistes trente secondes après. La parole n'est plus libre à son sujet", a-t-il ajouté.

    Manuel Valls a affirmé jeudi que "rien ne le choque dans ce qu’il a entendu, ce qu’il a lu des propos de Ségolène Royal, c'est-à-dire de faire une priorité de la sécurité, l'autorité, la règle". "Je ne pense pas qu'elle ait dérapé, je pense qu'elle a tenu un discours clair qui est celui qui est attendu dans les quartiers populaires", a-t-il dit. Le député-maire d’Evry, favorable à une candidature de Lionel Jospin à la présidentielle, a d'ailleurs souligné que ce discours "a déjà été prononcé" par l'ancien Premier ministre. "Il est temps que l'ensemble des socialistes s'approprient un discours clair sur la lutte contre la délinquance et comprennent que la demande d'ordre, de règle, de lutte contre la délinquance est une priorité de la part de nos compatriotes", a-t-il insisté.

    Verts

    Dominique Voynet a estimé vendredi que Ségolène Royal faisait "une grossière erreur" en allant sur le terrain "des démagogues et des populistes". Elle a affirmé qu'il fallait "se garder de tout amateurisme, de tout aventurisme" sur les questions de sécurité. Jugeant les propositions de Ségolène Royal "caricaturales", Dominique Voynet a affirmé que "les habitants supportent de plus en plus mal les gens qui débarquent, avancent des solutions dont ils savent qu'elles ne seront pas mises en oeuvre". Ségolène Royal "s'empresse de se positionner sur le terrain sur lequel cherchent à l'attirer les démagogues de tout poil et les populistes de la droite notamment le ministre de l'Intérieur". Ainsi, selon la députée verte, l'idée d'un encadrement militaire pour les délinquants est "un slogan, pas un projet".

    Extrême gauche

    La Ligue communiste communiste révolutionnaire a estimé que "Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal rivalisent d'ardeur pour mettre le sécuritaire au centre de la campagne présidentielle". Les solutions préconisées par Ségolène Royal "se situent dans le cadre d'un social-libéralisme sécuritaire. L'urgence, c'est une alternative politique qui s'attaque réellement aux questions sociales", a ajouté le parti d'extrême-gauche.

    UMP

    Nicolas Sarkozy s'est dit "très heureux d'apprendre que Mme Ségolène Royal soutenait son action et que sa seule critique était de considérer qu'il n'était pas encore assez ferme". "Je suis sûr que les amis de Mme Royal vont beaucoup apprécier cette prise de position", a-t-il poursuivi. "Je dirai simplement à Mme Royal que si elle ne me trouve pas assez ferme, elle ne va pas être déçue, et que par ailleurs je regrette qu'elle n'ait voté aucun de mes textes, voté aucun de mes budgets, soutenu aucune des décisions que j'ai prises. Qu'elle se soit rendu compte que la France a besoin d'autorité et de fermeté, c'est déjà un premier pas et je l'en félicite. Je l'encourage d'ailleurs à poursuivre dans cette voie je ne doute pas que ce soutien, qui est un soutien de poids que j'apprécie, permettra de dégager un consensus autour de la politique de sécurité que je conduis. Je souhaite bon courage au Parti socialiste et à François Hollande pour assurer l'unité de ce parti devant un tel éclatement", a-t-il dit, en mettant Ségolène Royal en garde contre "cette tendance à l'autoritarisme qui est la sienne". Il a rappelé qu'"en 15 jours elle avait proposé d'adhérer obligatoirement à un syndicat - ça n'avait existé jusqu'à maintenant qu'en Union soviétique et dans le syndicat du Livre avec les succès que l'on connaît, puis proposé à la jeunesse, si elle ne se tenait pas tranquille, d'aller dans les casernes. C'est aussi une innovation sans doute, idéologiquement parlant, pour le Parti socialiste français", a ironisé le ministre. "Je suis persuadé que Mme Royal nous réserve encore de très bonnes surprises de cette nature. Alors surtout, un message pour Mme Royal: continuez dans cette direction, vous êtes sur le bon chemin, ça progresse".

    L'ex-ministre Michel Barnier a vu jeudi soir un "hommage" rendu à Nicolas Sarkozy dans les propositions de Ségolène Royal. Pour lui, cependant, les mots employés par la responsable socialiste "ne sont pas utiles". Mais "c'est bien qu'elle se découvre", a-t-il ajouté.

    Dominique de Villepin s'est "réjoui" de voir que "l'action du gouvernement fait évoluer la réflexion de certains candidats, et en tout cas d'une candidate". Le Premier ministre a estimé que Ségolène Royal "avance dans des directions où, d'ores et déjà, nous agissons et sommes soucieux d'apporter des réponses". "Il y a un débat intéressant qui doit se nouer. Je n'ai pas vu beaucoup d'idées nouvelles, mais je pense que c'est le point de départ d'un débat", a-t-il dit, estimant toutefois que Ségolène Royal n'avait pas été "très précise" à propos d'éventuels centres ou établissements pour jeunes délinquants et que la "réflexion" méritait d'être affinée.

    Nicolas Dupont-Aignan a estimé que "les Français ne seront pas dupes de ce tour de passe-passe un peu grossier. Ce n'est pas le parti du laxisme policier et judiciaire, qui n'a cessé depuis 25 ans de s'apitoyer sur les délinquants plutôt que sur les victimes, qui rétablira l'ordre républicain".

    Eric Raoult, député-maire du Raincy (Seine-saint-Denis), a qualifié jeudi de "socialo-réacs" les propositions. "Mettre l'armée autour des jeunes, supprimer les allocations familiales: quand Sarkozy le dit, c'est terrible, quand Ségolène Royal le dit, c'est acceptable", a-t-il ironisé.

    Extrême droite

    Le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, a estimé, jeudi qu’il était "en position centrale en terme de rayonnement des idées". "Chacun vient faire son marché chez moi", a-t-il déclaré, estimant que les propositions de Ségolène Royal était "une immense victoire de ses idées". "C'est très intéressant ce qui se passe, c'est la villiérisation des esprits", a-t-il poursuivi.

    Le député européen du FN, Carl Lang, "se félicite" vendredi dans un communiqué "des remarquables dernières propositions" de Ségolène Royal pour lutter contre la délinquance. "La lepénisation des esprits dépasse toute notre espérance. (...) Encore quelques mois de campagne électorale et Jean-Marie Le Pen sera un candidat de centre gauche à l'élection présidentielle. Le programme du FN ne prévoyait pas, jusqu'à présent, la mise en place de centres fermés à encadrement militaire pour les délinquants. (...) Désormais la concurrence électorale à droite du FN s'annonce rude !", conclut-il.

    Syndicats

    Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a réagi en déclarant que les propositions de Ségolène Royal "le laisse perplexe". "Je ne suis pas sûr de comprendre toutes les mesures proposées par Ségolène Royal. Il y a un mélange d'intentions qu'on peut partager, et de mesures qui ne correspondent pas avec ces intentions", a-t-il commenté.
    "Cette proposition de tuteur des collégiens est une idée qu'on défend depuis longtemps mais sous la forme de moyens supplémentaires avec renforcement des postes comme les infirmières, les conseillers d'éducation. Ce serait quelqu'un au fond de la classe qui surveillerait la classe pendant que l'enseignant travaille ? Je ne suis pas sur que ce soit efficace", a ironisé M. Aschieri.

    De son côté, Patrick Gonthier, secrétaire général de la deuxième fédération de l'Education, l'Unsa-Education, a déploré des "amalgames". "Il faut arrêter de faire de l'école un lieu de surenchère électorale démagogique à gauche et à droite", a-t-il déclaré tout en demandant de "cesser de croire que l'Ecole est un lieu de violence et que seules les solutions autoritaires et répressives ont de l'avenir".

    Posté par donki-shoot, 02 juin 2006 à 13:41
  • Ségo

    Ségolène Royal dit tout haut ce que les éléphants socialistes pensent tout bas !

    Mais qui séme le vent récolte la colère !

    Posté par Louis, 02 juin 2006 à 14:23
  • Je trouve ce blog très intéressant, félicitation


    Arnaud

    http://www.forum-socialiste.net

    Posté par Arnaud, 04 juin 2006 à 13:15

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